Tout d’abord, voici la réalité : nos PME ont été très affectées par les dernières crises. Aussi la majorité des PME ivoiriennes disparaît au bout de la quatrième année. En effet, elles ont longtemps été le parent pauvre des politiques publiques du fait de la restriction budgétaire, d’outils d’appui peu nombreux et mal calibrés. Elles sont aussi victimes du manque de structuration et d’organisation au sein des entreprises ! Enfin, les dirigeants de TPE et PME ne sont pas assez formés et préparés aux réalités entrepreneuriales.
Il est donc de notre devoir de réagir et de prendre ce problème à bras le corps en créant un environnement favorable à la croissance des PME ! Il est crucial aujourd’hui d’aider les PME à investir davantage, à rester compétitives afin de leur assurer un avenir pérenne et permettre le bon développement de notre économie !
Pour cela, nous avons écouté les revendications de ces directeurs de petites et moyennes entreprises qui rencontrent de graves difficultés. Nous avons ainsi pu comprendre les problèmes de ces derniers face aux manques de financement, aux ralentissements de leurs activités qui ne permettent pas de payer les emprunts ou encore la réticence des banques à accepter des prêts. Nous avons entendu tout cela et nous allons réagir une fois au pouvoir.
En effet, vous n’êtes pas sans savoir que mon principal cheval de bataille a toujours été la Promotion des PME et de l’entreprenariat, et quand J’étais ministre à l’époque j’avais mis en œuvre le Programme Phoenix. Ce dernier avait pour but de redistribuer les rôles à chacun. Nous allons le remettre en place.
Pourquoi ce combat ? Les PME représentent près de 90% des entreprises ivoiriennes !
Sans les PME, l’économie ivoirienne ne serait donc pas ce qu’elle est aujourd’hui et nous ne pourrions envisager de croissance forte si ces dernières ne constituent pas le noyau de notre économie.
Le Programme Phoenix avait donc pour mission d’aider ces entreprises : dans un premier temps, il permet d’améliorer leur cadre institutionnel, juridique et fiscal. Et ouvre la possibilité de développer de nouveaux outils pour le financement. Ensuite, il renforce la capacité des PME à répondre aux exigences des institutions financières et des donneurs d’ordre publics. Enfin, il améliore leur accès aux marchés publics.
La priorité de l’Etat devrait être de promouvoir un cadre concurrentiel sain et un climat des affaires porteur qui permettront aux PME de gagner en compétitivité.
Sa mise en place véritable permettra plus que jamais de rendre crédible et efficace cette politique en matière de PME. Alors faites nous confiance nous avons l’expertise. Nous donnerons un nouveau souffle aux PME et rendrons l’économie ivoirienne plus dynamique.
Jean-Louis BILLON














