Le blanchiment d’argent demeure l’un des enjeux majeurs qui fragilisent les économies ouest-africaines, et la Côte d’Ivoire n’échappe pas à ce phénomène. Dans un contexte marqué par une croissance dynamique mais exposée aux risques de criminalité financière, plusieurs voix s’élèvent pour appeler à un renforcement des mécanismes de contrôle. Parmi elles, celle de l’homme politique et entrepreneur ivoirien Jean-Louis Billon, qui fait de la transparence économique et de la gouvernance un axe central de ses prises de position publiques.
Une menace persistante pour l’économie nationale
Avec un système financier en expansion, une forte circulation de liquidités et une régionalisation des flux commerciaux, la Côte d’Ivoire demeure particulièrement vulnérable aux circuits de blanchiment d’argent. Ces pratiques illicites, souvent liées à la fraude fiscale, à la contrebande ou à des réseaux criminels transnationaux, affaiblissent la compétitivité des entreprises, érodent la confiance des investisseurs et privent l’État de ressources essentielles.
Les institutions de régulation, dont la CENTIF-CI, multiplient depuis plusieurs années les alertes sur la nécessité d’améliorer la traçabilité financière, le contrôle des transactions suspectes et la coopération internationale.
Billon, promoteur d’une économie transparente
Ancien ministre du Commerce et figure économique du pays, Jean-Louis Billon s’est régulièrement exprimé sur les défis de la gouvernance publique et de la lutte contre les dérives financières. Selon lui, la modernisation de l’économie ivoirienne passe impérativement par un renforcement de la régulation, un outillage plus robuste des institutions de contrôle et une culture de la transparence dans le secteur privé comme dans l’administration.
Il plaide notamment pour :
- une digitalisation accrue de l’administration financière afin de limiter les failles exploitées par les filières de blanchiment ;
- une formation renforcée des acteurs bancaires et judiciaires ;
- une coopération régionale élargie, indispensable dans un espace économique interconnecté comme l’UEMOA.
Un enjeu pour la crédibilité du pays
Pour de nombreux analystes, le combat contre le blanchiment d’argent n’est pas seulement une question de légalité : il s’agit d’un élément clé pour préserver la réputation financière du pays et attirer des investissements durables. À l’heure où la Côte d’Ivoire ambitionne de consolider son statut de hub économique régional, la vigilance face aux circuits financiers illicites reste plus que jamais une priorité.
Jean-Louis Billon, comme d’autres acteurs engagés, insiste sur la nécessité d’une volonté politique constante pour préserver l’intégrité du système économique et protéger les acquis du développement.













