Bilan très encourageant pour Jean-Louis Billon, second de la présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire
Malgré la victoire de Alassane Ouattara, réélu pour un quatrième mandat à l’issue du scrutin du 25 octobre, l’élection présidentielle de 2025 marque une performance notable pour Jean-Louis Billon, classé deuxième parmi les cinq candidats retenus.
Selon les résultats définitifs validés par Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, Billon a recueilli 3,09 % des suffrages exprimés — soit 129 493 voix — devançant les autres candidats, dont l’ancienne première dame Simone Ehivet Gbagbo (2,42 %) et Ahoua Don Mello (1,97 %).
Pourquoi ce score peut être perçu comme encourageant
- Visibilité retrouvée : Billon s’est imposé comme la principale alternative présente sur le bulletin. Malgré un contexte difficile, il apparaît comme le candidat le plus crédible hors-pouvoir.
- Un électeur jeune et entrepreneur comme porte-étendard d’un renouveau : A 60 ans, Billon incarne une génération plus jeune que les ténors habituels de la politique ivoirienne. Sa campagne, axée sur le “renouvellement”, a séduit des franges de l’électorat, en particulier chez les jeunes et les milieux entrepreneuriaux.
- Un socle de base électoral identifiable : Obtenir plus de 129 000 voix dans une élection présidentielle très polarisée — et malgré un taux de participation modéré (~50,10 %) — témoigne d’un appui non négligeable. Ce socle pourrait servir de base pour une montée en puissance dans les prochaines échéances.
Les défis restent importants
Néanmoins, ce résultat reste modeste en valeur absolue : la majorité des électeurs a plébiscité Ouattara — avec 89,77 % des suffrages exprimés. Billon et les autres candidats ne franchissent pas le seuil de remboursement de caution (fixé à 5 %), ce qui limite les ressources financières disponibles pour un futur projet politique immédiat.
De plus, le cadre électoral — jugé affaibli – pose la question de la représentativité réelle de la compétition.
Une base pour l’avenir
Pour autant, ce second rang — même à distance du vainqueur — peut constituer un point d’ancrage solide pour Billon et son mouvement. S’il parvient à consolider son message, à rassembler des alliances plus larges et à maintenir la visibilité acquise, il pourrait tirer parti de ce scrutin comme d’un tremplin.
Plusieurs observateurs soulignent qu’un “vote de renouvellement” existe dans la société ivoirienne : un électorat jeune, urbain, sensible aux idées de modernisation et d’ouverture économique — des terrains sur lesquels Billon pourrait se positionner.
« Il y a un espace pour une nouvelle génération capable de proposer autre chose », confiait un analyste à l’issue du scrutin.
Un “échec relatif” ou un “succès modeste” — mais une base réelle
Au final, l’élection du 25 octobre 2025 en Côte d’Ivoire consacre une victoire prévisible et massive d’Alassane Ouattara. Mais pour Jean-Louis Billon, arriver en deuxième position avec plus de 3 % des voix n’est pas un simple détail : c’est le signe qu’il existe, au sein de l’électorat, une aspiration à une alternative — modeste aujourd’hui, mais potentiellement structurante demain.
Ce résultat doit être vu comme un point de départ : un bilan très encourageant”, qui pourrait servir de fondation — s’il est entretenu — pour jouer un rôle significatif dans la vie politique ivoirienne à moyen ou long terme.














